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		<title>meh.</title>
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		<description><![CDATA[meh.]]></description>
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		<title>Dischordian - Bluefrog, Mumbai (07/07/2010)</title>
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		<description><![CDATA[Après quelques verres plutôt alcoolisés, quelques plats autant savoureux que coûteux, le projet solo, transformé depuis en trio puis en quatuor, Dischordian s&#039;avance sur la scène, guitares, saxophone et batterie en mains. Pas d&#039;électricité dans l&#039;air avec les guitares, le groupe joue sobrement et efficacement un set acoustique et caustique. Le folk-rock expressif et dynamique des jeunes gens résonne dans tous les coins du Bluefrog, extravagante et onéreuse salle de concert/restaurant/bar lounge à la décoration moderne et pensée pour le live. L&#039;harmonieux mélange des instruments transporte, bouleverse et anime, les rôles s&#039;échangent, les voix se mêlent les unes aux autres pendant toute la durée du concert. Le batteur quitte ses fûts pour souffler quelques notes de sa trompette ou abandonne ses baguettes pour frapper le rythme au tambour avec ses mains, offrant une plus grande profondeur aux compositions.<br /><br />De nombreuses reprises seront faites durant la soirée, de Bob Dylan aux Misfits et leur Die, die my Darling, excité et rageur ; du folk pop mielleux au folk rock inspiré. Dischordian n&#039;hésite pas à passer du gai au triste, du lent au véloce. Les rythmes bluesy et folk se rencontrent pour un rendu terriblement humain, avec une énergie et une passion se dégageant du flot de notes que déversent les deux guitaristes. Tous deux aux compétences et influences réfléchies et mûrement assimilées, ajustant leurs techniques pour chacun des morceaux.<br /><br />L&#039;utilisation du saxophone soprano est un ajout des plus remarquables et apporte un certain vent de fraîcheur et ajoute une dimension considérable lorsqu&#039;associé à la trompette. Mais le plus surprenant est à venir, lorsque le pianica est utilisé pour quelques pirouettes sonores, peu banal dans ce genre de formation. Étonnant. Mais pas déconcertant pour autant. Si le groupe continue à travailler sur l&#039;exploitation et l&#039;exploration de ces différents instruments pour créer une musique en toute simplicité, sentimentale et rafraîchissante. Dischordian porte bien son nom.]]></description>
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		<title>Lounge Piranha - Hard Rock Cafe, Bangalore (24/06/2010)</title>
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		<description><![CDATA[Les yeux tournés vers le ciel, le concert début juste après la victoire de la Slovaquie contre ces simulateurs d&#039;Italiens. Après quelques bières à un prix excessif, Lounge Piranha prend place sur la scène surélevée au-dessus du bar. Ça débute avec quelques nappes de didgeridoo, puis viennent se placer les deux guitares et la batterie pour quelques mouvements ambient et lascifs. Le groupe joue ce soir en formation réduite : pas de basse, pas de samples ni de jeux de lumières ou très peu. Lounge Piranha joue dans un registre rock des plus balancés, sinueux, avec d&#039;énergiques passages aux sonorités quasi-garage. Malgré son effectif quelque peu réduit, une réelle intensité s&#039;en dégage. Le son de très bonne qualité du Hard Rock Cafe enrichissant cette expérience, malgré quelques problèmes d&#039;ordre technique en début de performance.<br /><br />Le beau se trouve dans la pluie de notes déversées sur la foule. Les prouesses instrumentales des deux guitaristes déchirant l&#039;espace entrent en osmose, se complètent et s&#039;étirent afin de rentrer en ébullition, pour mieux secouer nos têtes ahuries. Les mots ne sont peut-être pas bien choisis, tel un concert de quelque expérimentateur noise, la démonstration est à vivre en direct, plutôt qu&#039;en différé à l&#039;écrit. L&#039;excitation s&#039;est répandue dans nos oreilles, s&#039;y est logée confortablement et a bientôt fini par envahir complètement notre être, secoué de quelques tremblements, quelques picotements dans les yeux, sur la peau.<br /><br />Le groupe joue avec les sons, les longues phases d&#039;asymétrie musicale, de décollements outranciers de quelques rythmes tendus, comme en équilibre sur notre tête. Laissant de vives empreintes et sensations sublimes et détachées. Une performance peut-être trop courte, mais d&#039;une intensité et d&#039;une ardeur exquises. Un festival de sons et d&#039;images, de couleurs et de sentiments.<br /><br />Petit bonus : <a href="http://www.flickr.com/photos/xxshadowx/4732793278/in/set-72157623626565296/" target="_blank" >les photos qui vont bien</a>]]></description>
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		<title>Puffyshoes - Something Gold</title>
		<link>http://psyko-corp.info/blog/index.php?entry=entry100602-141651</link>
		<description><![CDATA[À peine quelques mois après sa formation, le duo fait parler de lui avec un premier album qui éveille la curiosité de différents médias. Cité comme étant l&#039;un des quatre groupes rock japonais à suivre en 2010 par le Japan Times, encensé par divers webzines, blogs et autres, cette popularité grandissante est l&#039;annonce certaine d&#039;un succès planétaire ! Car oui, malgré ses enregistrements maladroits, ses nombreuses pétouilles en concert (ou même en studio, car les disques sont enregistrés dans des conditions live), Puffyshoes séduit, enchante et amuse l&#039;auditeur. Preuve en est les nombreux labels et distributeurs qui s&#039;occupent de sa diffusion en Europe, au Canada et au Japon bien entendu. <br /><br />À califourchon sur un poney rose bonbon, le décollage pour le pays mielleux et moelleux est imminent. Alors que d&#039;autres se vautrent dans un effort technologique en oubliant d&#039;y inclure une pincée de spontanéité, Puffyshoes joue la carte des drôleries. Sorte de mélancolie d&#039;un temps révolu, comme une subite envie de redonner vie à des années folles, pour éveiller en nous l&#039;enfance trop vite disparue. Ces deux étranges bestioles ne tardent pas à nous faire tourner la tête avec leurs galipettes sonores sucrées. Tête plongée dans un amateurisme assumé, les deux punkettes agitent leurs bras dans tous les sens pour qui veut bien les attraper, pour qui veut bien en saisir l&#039;essence.<br /><br />Les deux mignonnes s&#039;égosillent et s&#039;acharnent sur des mélodies simples et efficaces, formant une masse sonore qui fait sautiller les neurones et oblige à reprendre avec elles paroles sucrées et rythmes tapageurs (avec les pieds). Something Gold est un album brut, moelleux et candide, ravissant le cœur et les oreilles, et laissant pantois du début jusqu&#039;à la dernière seconde.]]></description>
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		<title>Le beau temps</title>
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		<description><![CDATA[Ah qu&#039;il fait bon... À l&#039;ombre, sirotant un jus de fruit au bord du lac Hussain Sagar. Je ne mets vraiment jamais ce blog à jour, même si je dis que je vais le faire à chaque fois. Je me sens un peu seul et mes cheveux sont en train de sécher, donc j&#039;en profite pour écrire une petite note avant de sortir prendre l&#039;air.<br /><br />Il fait beau, il fait chaud. Je n&#039;ai pas encore entamé la lecture des ouvrages que j&#039;ai amené avec moi, tellement ébahi par l&#039;activité de la ville. Je pensais profiter de ce voyage pour réfléchir et faire quelques activités intellectuelles intéressantes, mais il n&#039;en est rien, pour le moment. La ville a pris le pas sur ma conscience et je me sens comme absorbé par elle. Il me reste encore un mois à passer dans cette grande ville qu&#039;est Hyderabad et je n&#039;ai pas encore découvert toutes ses merveilles. Les gens y sont fort sympathiques et n&#039;hésitent pas à me demander d&#039;où je viens avec mon teint blafard. La description n&#039;est pas vraiment mon fort, de fait je ne peux réellement exprimer ce que je ressens. C&#039;est pour cela que je préfère me taire. Je ne sais pas si des photographies peuvent retranscrire fidèlement l&#039;élégance et la grandeur de cette ville. Je m&#039;abstiens donc d&#039;en publier pour le moment, de peur de pâlir son image, de ne pas lui rendre honneur.<br /><br />La nourriture est merveilleuse, ma langue s&#039;habitue aux différents piments, mais mon appétit s&#039;est réduit de moitié depuis mon arrivée, je ne mange guère le soir, mais cela me suffit amplement. Je ne sais pas vraiment quoi écrire de plus pour le moment. Je compte aller voir le Charminar demain et en prendre quelques portraits. Peut-être les publierais-je si ceux-ci me conviennent.]]></description>
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	<item rdf:about="http://psyko-corp.info/blog/index.php?entry=entry100315-141811">
		<title>eseroman - elenpywo</title>
		<link>http://psyko-corp.info/blog/index.php?entry=entry100315-141811</link>
		<description><![CDATA[Les allusions absurdes et autres métaphores pompeuses sont nombreuses pour décrire la musique d&#039;eseroman, mais quel autre mot peut mieux l&#039;identifier que &quot;zeuhl&quot;, tout simplement ? Évidemment, il serait réducteur et mal venu de coller bêtement cette étiquette au groupe, on risquerait alors de se faire taper sur les doigts et de dire une grosse ânerie.<br /><br />Alors que d&#039;autres jouent la carte du rythme simple et unique tout du long, eseroman excite les fûts et les cordes dans un torrent irrépressible de décibels déchirés et volant en tout sens pour nous titiller les oreilles. À la première écoute, on se sent las et perturbé par ces soudains changements de rythmes, mais au final, on se prend au jeu, on tente de s&#039;y accrocher quelques secondes avant d&#039;être comme largué en pleine mer face au tsunami électrisant que forme cette grosse masse sonore, tintamarre égoïste. Égoïste, car les accords se suivent mais ne semblent pas vraiment se répondre, comme s&#039;ils n&#039;en avaient rien à foutre, se brisant à la moindre occasion pour nous laisser encore plus dans le doute et l&#039;extase.<br /><br />C&#039;est cette obsession à toujours vouloir en rajouter, encore et encore, qui prodigue au groupe cette sensation d&#039;épanouissement continuel, d&#039;évolution permanente du son. Mais pourtant les faits sont là, rien ne bouge, tout est déjà en place, tout s&#039;écroule en un instant. Les compositions d&#039;eseroman sont comme des dizaines de murs construits les uns devant les autres que les membres s&#039;évertuent à détruire, créant ainsi une boucle mouvante et touchante. Les cloisons ne nécessitent jamais plus de trente secondes à être brisées. Tantôt la batterie se charge de les mitrailler de ses cymbales éclatantes, tantôt c&#039;est à la guitare de lui assener de terribles coups d&#039;un doigté minutieux et décapant.<br /><br />Une bonne dose de punk dilué dans de l&#039;huile de zeuhl saupoudré d&#039;un zeste de psychédélisme pour une sauce grasse et coulante. elenpywo peut plaire aux boutonneux comme aux chevelus fans de série B avec ses références cinématographiques décoiffantes. Kaléidoscope sauvage et audacieux où défilent chevauchés sauvages avec seins bringuebalant au vent en prime, séances voodoo autour du feu ou matraquage de zombies à grands coups de trompette, ce disque est comme une épopée (trop courte, malheureusement), qui nous balance en mille lieux hallucinés, improbables et exotiques.]]></description>
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		<title>Social Alienation</title>
		<link>http://psyko-corp.info/blog/index.php?entry=entry100315-110915</link>
		<description><![CDATA[Changement de cap. Retournement de situation. Etc. Eh oui, Social Alienation, la &quot;communauté&quot; faite de bric et de broc n&#039;est plus. Vive le label Social Alienation, construit de la même manière !<br /><br /><a href="http://social-alienation.net/" target="_blank" >http://social-alienation.net/</a><br /><br /><blockquote>Social Alienation est une association Loi 1901, ayant pour buts principaux la promotion et la distribution d&#039;enregistrements audio et vidéo d&#039;artistes indépendants asiatiques, via notre site internet mais également diverses boutiques spécialisées. Ceci étant notre &quot;activité principale&quot;, notre association tendra à s&#039;étendre au fil des mois pour couvrir un plus large rayon de musiques. L&#039;Asie est notre point de départ, mais ceci dit, d&#039;autres continents pourront par la suite allonger la liste des artistes que nous proposons (si le sort nous est clément).<br /><br />Notre label s&#039;articule autour de trois pôles distincts, qui sont :<br />- l&#039;édition et la distribution d&#039;enregistrements audio et vidéo.<br />- la vente, dans notre boutique, d&#039;enregistrements audio et vidéo, de goodies et autres joyeusetés.<br />- la promotion de nos artistes, à coups d&#039;articles, d&#039;interviews et de chroniques, sur notre site internet ou par la presse spécialisée.<br /><br />Nous souhaitons donc tout mettre en œuvre pour vous offrir des produits de qualité venus des quatre coins du continent asiatique : du Japon à la Turquie, en passant par l&#039;Inde ou la Malaisie. Notre équipe promet de tenter jour après jour de faire découvrir des musiques neuves, authentiques et parfois déroutantes, venues de loin.</blockquote><br /><br />En espérant vous voir nombreux acheter nos disques.]]></description>
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		<title>Maldoror - She</title>
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		<description><![CDATA[Maldoror est une nouvelle poétique, une épopée se hasarderont à dire certains, publiée sous le nom &quot;Les Chants de Maldoror&quot; dès 1868 par Isidore Lucien Ducasse. Mais il n&#039;est pas question ici de littérature, bien que, forcément influencée, la musique n&#039;en est pas moins dissociée.  Maldoror c&#039;est donc l&#039;association de deux personnalités fortes, une fusion inestimable qui fera parler d&#039;elle, encore maintenant. Quoi que si on y réfléchit bien, non, on n&#039;en parle pas tellement de ce duo, c&#039;est avec ces quelques notes d&#039;introduction que l&#039;on peut se permettre d&#039;écrire une critique plusieurs années après sa sortie.<br /><br />She est la seule relique de l&#039;alléchante association des deux zigotos, une collaboration qui durait à l&#039;époque depuis quelques temps déjà. Les deux messieurs étant chacun très actifs et productifs, cette association, non loin d&#039;être évidente se devait d&#039;être faite un jour ou l&#039;autre... Que l&#039;on s&#039;entende bien, Masami Akita et Mike Patton, si ce n&#039;est le début de leur prénom, n&#039;ont pratiquement rien en commun hormis le fait de travailler avec des artistes similaires et d&#039;être tout deux des artistes méritants et mérités, éclectique même pourrait-on dire. Car oui, on aime ou on n&#039;aime pas, certaines compositions sont plus accessibles que d&#039;autres, en bref, c&#039;est un &quot;choc des titans&quot; que l&#039;on espérait depuis longtemps et qui finalement n&#039;est pas aussi fort que l&#039;on aurait pus croire.<br /><br />Un Mr. Bungle croisé avec Merzbow ? Un Peeping Tom, alors ? Le projet se rapprocherait plutôt d&#039;un embryon de Fantômas qui aurait atterri par pur hasard dans la gueule du grand Merzbow. La première piste peut laisser perplexe, Butterfly Kiss ne dure que trente secondes et nous fait déjà entendre que la folie furieuse de Patton ne sera vraiment pas mise de côté. Lorsque qu&#039;il y a inscrit Masami Akita et Merzbow sur le disque, on n&#039;est sûr de ne pas s&#039;être trompé sur la marchandise, il s&#039;agit bien de cela, aucun des deux n&#039;est mis à l&#039;écart, aucun des deux n&#039;est mis en avant plus que l&#039;autre. En restant dans le domaine du rationnel et en étant tout à fait objectif, il n&#039;est pas vraiment concevable d&#039;attribuer de quelconques adjectifs à cette œuvre, une œuvre que l&#039;on pourrait qualifier &quot;d&#039;alternative&quot;, moderne, qui ne cherche pas midi à quatorze heures et qui saura satisfaire les sympathisants et deux artistes.<br /><br />Cette fois, la musique ne se fait plus sexuelle mais presque enfantine, le bondage est laissé de côté pour mettre en avant un aspect plus cartoonesque que Patton apporte de manière déconcertante via ses nombreux samples de dessins animés sur un fond noise qui se fait de plus en plus puissant et volatil, que Monsieur Akita saura mettre en valeur sur la longueur de l&#039;album. She n&#039;est pas de ces albums à prendre de manière totalement sérieuse, les enregistrements studio et la sortie chez Ipecac Recordings (le propre label de Patton) sont décevants, pas au point de ne pas savourer l&#039;éclat sonore qui nous est offert jusqu&#039;à la dernière goutte, mais décevant de par toute la retenue dont font part les deux compères. En concert, cela doit être une autre paire de manches. Aucun enregistrement &quot;officiel&quot; n&#039;est à ce jour disponible, quelques bootlegs traînants de-ci de-là ne nous permettent pas de nous faire vraiment une opinion sur l&#039;impact live de cette drôle de collaboration.<br /><br />On s&#039;y prend un peu tard pour réaliser une chronique complète d&#039;un tel album, qu&#039;il aurait mieux valu goûter encore tout chaud bouillant, ainsi on aurait pu espérer attraper des deux mains l&#039;excitation provoquée par cette sortie que l&#039;on attendait depuis longtemps (les enregistrements ont débuté en 1997 !). En bref, ce disque est une pure merveille pour qui sait tendre l&#039;oreille et apprécier les moindres hurlements et extravagances des deux artistes, si vous n&#039;avez jamais su aborder le moindre album de l&#039;un des deux, alors She peut être un point de départ, parfait en ce cas. Un disque plutôt court (un peu moins de quarante minutes) mais qui s&#039;apprécie d&#039;un bout à l&#039;autre. Une œuvre forte.]]></description>
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		<title>Koenjihyakkei - Le Triton, Les Lilas (01/05/2009)</title>
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		<description><![CDATA[Alors que magma a engagé cette année une gigantesque tournée pour fêter ses 40 années d&#039;existence, Koenjihyakkei qui en est très largement inspirés a décidé de réaliser sa toute première date française le premier mai. Date qui sera bien évidemment suivie d&#039;une tournée européenne quelques mois plus tard, dans le même temps que sa participation au Rock in Opposition aux côtés de magma. Pour le moment, ce qui nous intéresse ne se passe pas quelques mois dans le futur mais maintenant. Koenjihyakkei nous donne donc rendez-vous dans la très bonne salle Le Triton aux Lilas. Dès notre entrée dans la salle, on nous annonce la couleur ; ce concert se vivra intensément dans la position la plus à même de nous procurer toutes sortes de sensations : assise.<br /><br />Ce soir, beaucoup de fans de magma se sont réunis, on peut voir en vrac des personnes arborant le pendentif ou le T-shirt du groupe. C&#039;est donc un public très friand du genre qui attend le groupe au tournant pour cette première française. Considéré par beaucoup comme étant le projet le plus ambitieux et le plus abouti de Yoshida Tatsuya, Koenjihyakkei possède une réputation qui n&#039;est plus à faire dans le milieu de la musique avant-gardiste, une fusion jazz/rock progressif/hardcore/opéra et plein d&#039;autres jolies choses que l&#039;on va pouvoir apprécier plus en profondeur ce soir.<br /><br />Le maître des lieux s&#039;avance vers le micro pour nous annoncer le déroulement de la soirée, ainsi il nous annonce que le concert de ce soir se divisera en deux parties et que nous découvrirons des sons qui nous sont familiers. L&#039;heure du spectacle sonne enfin, les lumières s&#039;atténuent peu à peu, le groupe ne met pas bien longtemps à apparaître sous des applaudissements qui n&#039;en finissent plus. La formation se met en place, agrippe ses instruments et se prépare à nous envoyer la sauce. Ça va faire mal.<br /><br />Le premier set débute fort avec Angherr Shisspa, issu de leur quatrième album du même nom. C&#039;est une débauche d&#039;énergie qui s&#039;engage alors, les morceaux joués dans la soirée sont choisis avec élégance, sans privilégier un album en particulier, Koenjihyakkei jouera un large panel de son répertoire, avec des morceaux bien évidemment remis au goût du jour pour l&#039;occasion, changement de membres oblige. Il serait bien facile de qualifier la musique de Koenjihyakkei de &quot;zeuhl&quot; tout simplement, le groupe joue certes une musique qui est en très largement inspiré, les membres le revendiquent d&#039;ailleurs ouvertement. Bien au-delà de ça, la formation mélange les genres et nous pousse encore plus loin dans l&#039;appréciation de la profondeur musicale qu&#039;elle nous offre.<br /><br />Un concert d&#039;une intensité rare, les instruments livrent à nos oreilles des sonorités fantastiques et surréelles où les tempo changent toutes les minutes, où la fièvre monte plus que de raison dans ce tourbillon de sons en tout genre. La musique de Koenjihyakkei nous pénètre par tous les pores de notre peau et nous insuffle sa formidable énergie et toute sa force. Chacun des instruments met nos sens en éveil et nous suspend dans le vide à chaque violente montée en puissance. Une musique chimérique, unique et incandescente. Quelques petits soli par-ci par-là excitent l&#039;assemblée et nous offrent par la même, un petit concentré de force pure. Taku Yabuki laisserait de côté ces deux claviers à plusieurs reprises pour quelques petites sessions de piano bien dans le ton et follement excitées.<br /><br />Pour achever la première salve de titres, nous avons droit à Avedumma, sorti tout droit de leur premier album, le début est très festif, un chant quasi-fantomatique. Les chants se mêlent et se démêlent, aigus ou gutturaux, cet opéra surréaliste et bruyant nous avale tout entier. Les instruments semblent se parler et se répondre avec excitation et ferveur. Paroles folles récitées dans un langage qui n&#039;est pas sans rappeler le Kobaian créé par Christian Vander, une langue artificielle qui joue surtout sur les sonorités de ces mots.<br /><br />Après une petite dizaine de minutes, la seconde partie du concert peut débuter avec un petit Tziidall Raszhisst, suivi de près par Nivraym et sa voix imposante et puissante, faisant à certaines reprises penser à des incantation africaines ou des rites chamaniques ancestraux. Notre corps se décompose alors sous les notes des différents instruments, Yoshida Tatsuya nous assomme de ses coups violents et directs. Sakamoto Kengo et sa basse vrombissante, lourde comme le serait une tonne de plomb nous tombant dessus, nous fait vibrer sur des rythmiques désarticulées. Le saxophone soprano de Keiko Komori, complètement fou nous assure une fusion qui résonne dans tous les sens. Taku Yabuki et ses deux claviers tissent les mélodies une à une sur lesquelles se superposent la voix de Ah qui sait se faire puissante et angélique tout au long de la soirée.<br /><br />Le fabuleux mariage de tous les instruments transporte notre âme aux confins même de notre esprit. On ferme les yeux pour se laisser envahir et dévorer par cette entité qui nous surpasse, qui vit bien au-delà du temps tel que nous le connaissons, au-delà de l&#039;espace même, chaque vague est une violente secousse qui vient nous éveiller et finit par nous submerger. Ce n&#039;est plus un simple concert auquel nous assistons ce soir, c&#039;est une véritable scène de la vie, de la nature elle-même. Comme magma a su qualifier sa musique de &quot;Musique des forces de l&#039;univers&quot;, Koenjihyakkei fait aussi vibrer les forces de l&#039;univers et nous balance à toute vitesse une énergie phénoménale et hallucinante. La musique soulève notre cœur et nous fait frissonner, bien plus qu&#039;une simple prestation, c&#039;est une expérience qui se vit ici de tout notre corps, de toute notre âme.<br /><br />Tellement de choses sont à dire sur le concert et le concept même du groupe. Il n&#039;est pas aisé de développer en une poignée de lignes et de faire comprendre à ceux qui n&#039;y ont pas assisté, à quel point le groupe est fort et intense. Les morceaux sont comme, joués à l&#039;envers, à toute vitesse, lancés dans l&#039;infini. Chacun des instruments est complémentaire d&#039;un autre, un même rythme est souvent joué par tous en même temps, faisant ainsi régner une certaine confusion, une symphonique et merveilleuse cacophonie qui nous fait oublier nos idées noires. Une expérience riche et intense que l&#039;on admire avec plaisir sans en perdre une seule miette.<br /><br />Koenjihyakkei réunit toutes les forces cosmiques de l&#039;univers pour nous servir une musique riche, dense et précieuse, céleste qui s&#039;élève bien au-delà des nuages pour nous faire planer et faire envoler notre esprit pour qu&#039;il flotte dans l&#039;univers infini. C&#039;est une expérience quasi-orgasmique que nous vivons ce soir dans cette bien jolie salle. Un concert qui fait apparaître dans notre esprit moult images. Une expérience que nous souhaiterions voir durer éternellement. Entre chaque morceau, l&#039;un des membres prend la parole pour essayer de présenter le prochain titre dans un anglais approximatif ou carrément en japonais, quitte à ne se faire comprendre que par une minorité.<br /><br />Pour terminer ce beau concert, Koenjihyakkei revient pour un rappel d&#039;une seule chanson et annonce que c&#039;est un très vieux morceau composé en 92, il s&#039;agit de Sunna Zarioki, morceau extrêmement jouissif, dansant et entraînant. Répétitif, hypnotisant et bordélique à souhait. Le groupe invite même le public à scander le refrain avec lui. Une fois le morceau achevé, le groupe quitte la scène encore une fois, cette fois-ci pour de bon, mais c&#039;était sans compter le rappel immédiat du public qui, bien évidemment, a encore faim. C&#039;est donc sous des hurlements, des applaudissements qui pleuvent par centaines que le groupe revient sur scène, annonçant dans un premier temps qu&#039;il n&#039;y a plus de morceau prévu, cependant, Pamillazze sera tout de même joué, pour le plus grand plaisir de tous. Un morceau malheureusement trop court qui met en avant le chant et le piano, une sorte de morceau improvisé avec des claquements de notes dans tous les sens.<br /><br />Cette fois-ci, c&#039;est malheureusement bel et bien terminé, Koenjihyakkei aura tout de même joué près de deux heures et demie, pour le plus grand plaisir de nos oreilles, qui auront pu jouir d&#039;un spectacle intense et ô combien rare de nos jours. Un spectacle d&#039;une beauté impressionnante que l&#039;on souhaite revoir bien vite. Heureusement, le groupe sera de retour en France en septembre, si vous avez loupé cette toute première date française, sautez donc sur l&#039;occasion pour découvrir l&#039;un des plus beaux joyaux nippons de ces vingt dernières années.]]></description>
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		<title>Soyons fous</title>
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		<description><![CDATA[Allez, je suis fou, j&#039;écris un second billet avant le début du mois d&#039;août ! Je ne sais pas pourquoi je n&#039;écris pas un peu plus souvent sur ce blog, ça me détend et au moins je sais que je peux dire beaucoup de conneries, car je ne suis pas lu. Enfin bref, soyons fous, donc, c&#039;est le sujet et je suis fou, je vais encore partager une petite découverte, enfin, plutôt une perle du métal nippon. J&#039;ai découvert un groupe il y a de cela quelques mois, il n&#039;est pas bien vieux, il a été formé en 2004 me semble-t-il, mais il a déjà à son actif un album et plusieurs EP, ainsi que pas mal de morceaux en téléchargement/bonus.<br /><br />ikd-sj<br /><br />Site officiel : <a href="http://www.ikd-sj.com/" target="_blank" >http://www.ikd-sj.com/</a><br />Myspace officiel : <a href="http://www.myspace.com/ikdsj" target="_blank" >http://www.myspace.com/ikdsj</a><br /><br />À la croisée des genres, ikd-sj se distingue par sa pluralité. Ce n&#039;est pas un groupe unique, certes, mais ikd-sj m&#039;a fait tilter dès les premières secondes du morceau qui me l&#039;a fait découvrir : Celeb Hunter. J&#039;ai secoué ma tête dans tous les sens avant de réaliser ce qui m&#039;arrivait. J&#039;ai reçu une décharge électrique en pleine gueule en écoutant ce morceau, c&#039;est puissant, intense, fort, le morceau ne laisse pas une seconde de répit, on pourrait penser que plusieurs compositions ont été broyées, hachées et compressées pour en sortir ce seul et unique morceau d&#039;un peu plus de quatre minutes. Je ne peux que vous conseiller de jeter une oreille à leur myspace, vous n&#039;en reviendrez certainement pas. Une grosse claque, pour ma part.]]></description>
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		<title>Découverte du moment</title>
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		<description><![CDATA[J&#039;étais en train d&#039;écrire cette entrée au travail, mais j&#039;ai été réveillé par le patron qui voulait que je contacte des fournisseurs pour des demandes de prix, donc malheureusement, je ne sais plus exactement ce que je disais ni ce que je voulais dire. M&#039;enfin bref, l&#039;essentiel c&#039;est que je me souvienne du sujet de cette entrée, à savoir une découverte musicale. Eh oui, j&#039;aime découvrir de jolies (ou moins jolies) choses. Je vais donc, au gré de mes envies, poster sur mon blog quelques découvertes que je fais au détour d&#039;un site web à la recherche de je ne sais quoi.<br /><br />La découverte du moment :<br />Seppuku Pistols (désolé, les kanji ne passent pas sur ce site)<br /><br />Site officiel : <a href="http://seppukupistols.soregashi.com/" target="_blank" >http://seppukupistols.soregashi.com/</a><br />Myspace officiel : <a href="http://www.myspace.com/seppukupistols" target="_blank" >http://www.myspace.com/seppukupistols</a><br /><br />Je n&#039;ai malheureusement pas beaucoup d&#039;informations sur ce groupe, tout ce que je sais c&#039;est qu&#039;il est vraiment, mais alors vraiment très nationaliste. Il y a une chanson qui est dédiée à Yukio Mishima (disponible sur leur myspace), ne comprenant pas vraiment le Japonais, je ne peux pas vraiment dire grand chose à propos du groupe en lui-même, ni des thèmes qu&#039;il explore, quoi que j&#039;aimerai bien en apprendre plus. Comme on peut s&#039;en douter au vu du nom, il s&#039;agit d&#039;un groupe &quot;punk&quot; influencé par les Sex Pistols (il n&#039;y a qu&#039;à écouter Nanking Boogie pour s&#039;en rendre vraiment compte !), mais pas que. On y retrouves des éléments technoïdes vraiment branchouilles et entraînants, ainsi que des instruments traditionnels répétés en boucles. Dès que j&#039;aurai mis la main sur une sortie du groupe, lors de mon séjour au Japon peut-être, j&#039;en dirais plus.<br /><br />Voilà, si vous avez des informations sur ce groupe ou si vous voulez parler de groupes de même inspiration, de même qualité, n&#039;hésitez pas.]]></description>
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