meh.
Tentatives d'écriture - Une belle endormie (Chapitre 1) 
Saturday, September 4, 2010, 01:50 PM
Posted by Administrator
Bon allez, je me lance. Après plusieurs jours de réflexions intenses (eh oui, pas qu'une seule réflexion), j'ai décidé de mettre en ligne le premier chapitre. La suite devrait paraître dans les prochains mois. Alors oui, c'est simple, mais c'est ce que j'ai eu envie de faire. J'en avais marre d'écrire des histoires de meurtres avec des bébés. Ah, au fait, la poésie aurait dû paraître à la fin du premier chapitre. Mais comme je suis un peu un Khon, j'ai fait le contraire, tu ne m'en veux pas, fidèle lecteur ?

Chapitre 1 : Première amour

“Comme tous les matins elle s'avance vers la rivière pour y puiser quelques litres d'eau pour faire ses lessives. Comme tous les matins je me tiens derrière les buissons et je l'observe pendant des heures. Des heures durant elle s'acharne sur ses lessives, étend son linge, le plie soigneusement puis s'allonge dans l'herbe et contemple le lointain. Je n'ai encore jamais eu l'audace de venir lui parler. Je ne sais pas si je vais un jour me lancer. J'attends que la bonne occasion se présente, mais quelle est-elle ? Comme en perdition derrière le fourré, je reste assis et observe. Voilà des semaines que je suis ce rituel, voilà des semaines que mes pensées sont imprégnées de ses formes, de ses couleurs. Je trempe mes draps en rêvant trop fort à elle. Je ne connais pas son nom. Je n'en ai rien à faire. Observer son sourire des heures anime mon désir. Doit-on avoir peur qu'un tel sentiment nous envahisse et nous empêche de réfléchir clairement à d'autres choses ? Je ne peux m'en empêcher, mais ce n'est pas comme si j'en avais envie.

Tous les midis, elle replace son chapeau, arrange sa jupe et remet ses bottes. Puis je l'observe s'éloigner du point d'eau. Je l'observe dans le lointain. Une fois son corps disparu, elle m'obsède encore, je revois chacun des détails de son visage, j'imagine le toucher de sa peau sur la mienne. Je retrouve alors ma vie, mon simple travail, ma routine. Je ne comprends pas bien pourquoi je fais ça, j'en ai envie, voilà tout. Je sais qu'un jour mon heure viendra, le courage m'envahira et j'irai tout simplement lui parler, lui adresser quelques mots, essayer de lui faire comprendre qui je suis et pourquoi elle m'obsède tant. Mais tout ça doit attendre. Mes sentiments doivent rester au fond de mon âme.

Je ne connais pas son nom. Sa beauté fragile m'obsède et m'intrigue, sa beau blanche porcelaine me fait frissonner. De profonds yeux marrons, une chevelure brune hirsute mi-longue, quelques tâches de rousseurs, un nez épaté et une bouche délicieuse semblant vouloir m'avaler tout entier. Elle est pleine de vie est travaille durement pour satisfaire sa famille. J'ai toute l'envie du monde de la connaître plus en profondeur, d'en savoir plus sur elle, de connaître toutes les facettes de sa personnalité, connaître chaque recoin de son corps, pouvoir poser mes lèvres sur sa chair tendre. Demain. Si le ciel ne me fait pas défaut, demain sera la bonne journée pour aller la voir. Pour lui parler. Mais comment vais-je m'introduire ? Et puis elle va se demander ce que je fais ici, à des kilomètres de la ville. J'ai besoin d'y réfléchir. Je ne peux pas demander conseil pour cas-ci, on va me prendre pour fou. Non. Je dois y réfléchir. Songer à une approche. Demain sera la journée idéale.

Dans mon lit je songe à toutes les possibilités qui me sont offertes pour m'ouvrir à cet être. Je songe à tout ce qu'elle peut me dire, à ce que je peux lui répondre. Ouvrir son coeur n'est pas vraiment une chose facile à faire, je suppose. Sans les bons mots ni les bons gestes on ne peut pas aller bien loin. Je n'en sais rien. Toutes ces choses ne font que me torturer, elles tournent en rond dans ma tête et me font souffrir. Je n'y comprends rien. Peut-être que tout s'éclairera quand je m'avancerais vers elle, les mots me viendront naturellement. Je l'espère. Pour le moment le sommeil a du mal à venir, lui. Les heures s'écoulent et les pensées fusent une à une devant mes yeux. Peut-être est-ce un tournant dans ma vie, enfin. Un changement que j'attendais avec impatience. Que j'ai toujours attendu. Je tourne en rond dans ma chambre, cherche l'inspiration, le sommeil, un certain déclic qui me donnera cette inspiration.

Mais l'inspiration n'est pas venue. Je ne sais toujours pas ce que je vais bien pouvoir lui dire. Je vais commencer par un simple bonjour, mais ensuite ? Que va-t-elle penser de ma présence ici ? Qu'est-ce que je vais pouvoir lui dire ? Peut-être que je me pose trop de questions. En faisant le vide tout me viendra naturellement. La voilà qui arrive, son panier plein de linges. Je n'avais jamais remarqué son expression. Cette tristesse camouflée, cette tendre moue à peine dissimulée. Je me demande ce que ça signifie, ce qu'elle essaye d'oublier, de ne pas exposer. Je ne sais pas si j'ai le courage d'y parvenir. Tout son être m'attire, comment suis-je censé dissimuler mes sentiments et m'introduire par des banalités ? Aujourd'hui je ne suis pas resté jusqu'à son départ. Les choses doivent changer. Je vais l'attendre en ville et essayer d'en savoir plus sur elle. Sur ses activités en dehors des lessives. Peut-être en savoir plus sur sa personnalité. Tout ça me paraît un peu fou.

Ce n'est qu'en plein milieu d'après-midi qu'elle arrive en ville, elle se rend à l'épicerie puis se dirige vers un hôtel crasseux juste en face. Elle n'en ressort que deux heures plus tard. La tristesse est de plus en plus lisible sur son visage. Les choses me semblent plutôt claires. Je n'aurais jamais pensé à ça. L'excitation me rend tout moite. Je dois la suivre. La voilà qui rentre dans une maison, je vais m'accroupir sous la fenêtre d'où la lumière s'échappe, où quelques ombres sont projetées. De folles images me parviennent en pensées. Mon coeur bat fort. Je n'ose pas vraiment observer par la fenêtre. Je m'assoie et imagine mille et une choses. J'en ai assez de mes rêves, je veux quelque chose de réel, de vrai. Distraitement je me relève, pose mes yeux sur les carreaux et observe.

Devant moi, sur un divan pourpre se trouve son corps dénudé, suintant, dégoulinant de sueur et autres viscosités. Un homme se tient devant elle, son sexe sortant de son pantalon, gonflé et rouge, comme son visage. Les yeux exorbités il lui aboie quelque parole que je ne saisi pas. Les dents serrées elle attrape l'organe entre ses mains et le branle comme une furie avant de le lécher et de le mettre en bouche. Je me mis à me masturber frénétiquement, sans quitter des yeux cette seine. L'homme se mit à lui donner de larges claques sur les fesses, qui rapidement devinrent rouges, comme semblant vouloir éclater. Ses rondeurs s'agitent sur la soierie, son regard dans le vague, absorbées par le muscle qui l'assaille de toutes ses forces, lui déchirant la mâchoire, provoquant quelques jets de sang sur la chemise de l'inconnu. Ses poings voltigent et la battent, la laissant suffoquer sous les assauts répétés de la semence onctueuse et douloureuse dans sa bouche. Un long filet baveux coule sur ses cuisses, le pénis entier est dans sa bouche, les veines gonflées, ses yeux tournent, de ses lèvres suinte de l'urine dorée, mon plaisir se termine, je m'en suis mis sur les mains. Je me lèche les doigts et je la regarde achever sa corvée. Je rentre alors chez moi, retrouve mon lit et tout habillé me vautre dedans. Le sommeil ne tarde pas à m'assommer.

Au lever, des heures durant je songe à ce que j'ai vu, j'en oublie même d'aller à la rivière. Mon obsession s'estompe peu à peu, mais un autre sentiment prend sa place. Un sentiment répugnant. J'ai envie de son corps. Je veux pénétrer son corps. Il faut que je me figure un moyen de l'approcher pour quelques heures. De m'enivrer de ses odeurs. De sentir sa chaleur contre ma peau. Je dois l'approcher et lui parler. Mais je dois savoir comment. Comment faire pour lui parler. Lui parler de quoi. Je ne peux tout de même pas aller directement lui proposer ce genre de chose sans en savoir plus sur elle.

Une rencontre. Je ne sais pas si c'est un miracle, un message du ciel pour me faire grandir plus vite, ou pour m'aider à grandir, mais aujourd'hui un inconnu est venu m'adresser la parole. Il a du me voir durant mes longues périodes d'observation. Il a du se rendre compte de ce que j'avais vraiment en tête. Il m'a proposé un rendez-vous avec elle. Dans un hôtel. La chambre est à ma charge et je ne dois en parler à personne si je veux que cela marche. Cette proposition a éclairé mon visage, sans vraiment réfléchir j'ai accepté.

Voilà des heures que j'attends, assis sur le lit. L'homme ne m'avait pas précisé l'heure. Seulement le jour. Je désespère. Mais je tiens bon. J'attends, j'attends. Je fulmine, je m'énerve tout seul, je tape du pied, me gratte la tête furieusement. Quel genre de rendez-vous est-ce là ? Pourquoi un hôtel ? Pourquoi pas simplement dans la rue, dans un café. Je doute. Tout est flou devant moi. Soudain, quelqu'un frappe à la porte. J'ouvre, elle se tient alors devant moi, un foulard cachant la moitié de son visage, elle se mord la lèvre supérieure, elle ne dit rien. J'engage alors la conversation. Les mots me viennent naturellement, le flot de parole ne s'arrête plus de s'écouler de ma bouche, je tremble mais continue mon monologue. Elle met alors sa main sur ma bouche, me griffe la joue droite puis empoigne mon pénis par-dessus mon pantalon. Je ne m'attendais pas à une action si directe, je la repousse alors. Même si c'est plus ou moins ce que j'attendais, je ne voulais pas que cela aille si vite.

Elle me demande alors jusqu'où je peux aller. Je lui ai tout simplement répondu que j'étais prêt à tout pour elle. Me fixant dans les yeux, elle me sortit alors de mémoire une liste de prix. Je me pose des questions et lui demande ce que signifie ces prix. Elle me rie au nez. Me demande si je sais exactement ce qu'elle est. Je n'en savais rien à ce moment-là, crédule, je lui pose quelques questions pour en savoir plus. Elle me dit alors qu'on la paie pour faire ces choses. Que plus le client est fortuné, plus ses demandes sont excentriques et pénibles. Je ne savais plus quoi répondre. Mon coeur bat plus fort qu'à l'habitude. Elle rigole et me pince. Elle prend la direction de la porte et me dit que sa présence ici n'est pas nécessaire si je n'ai pas de quoi la payer. Comme si...”

Un autre tas d'inepties suivent, mais je n'ai plus vraiment l'envie de les lire. Mon train siffle, je prends place, je me mets à l'aise. Je me souviens encore d'elle. De mes quinze ans, c'est mon seul souvenir impérissable. Ma première amour, mon trésor que je n'ai jamais pu avoir qu'en rêve. Pour son âge, ses formes galbes donnaient envie à tous les hommes. Elle ne devait pas avoir plus de quatorze ans.

Slap Happy Humphrey - s/t 
Thursday, September 2, 2010, 11:39 AM
Posted by Administrator
Comme j'aime te faire languir, lecteur. Voici une chronique qui a été publiée ce jour même sur JaME, site minable s'il en est mais qui offre une intéressante plate-forme de nullité. Bref :

Si le nom Morita Douji vous est familier, que vous ne craignez pas les explorations sonores ou que Jojo Hiroshige et ses expériences folles animent vos soirées, alors cet album est une référence que vous vous devez de posséder. Rangé bien comme il faut entre vos CD d'Angel'in Heavy Syrup et Hijokaidan. Pour la petite histoire, après la sortie de l'album en 1995, chez Alchemy Records (évidemment), le groupe a eu quelques soucis avec les avocats de la chanteuse. En effet, les trois lurons n'avaient tout simplement pas demandé (ou avaient oublié de demander) la permission de reprendre tous les morceaux présents sur le disque. Résultat, il a été retiré de la vente un an plus tard et n'a jamais été re-pressé jusqu'à présent (pas si sûr). Il en existe néanmoins deux éditions : l'une de chez Alchemy, donc, ainsi qu'une autre de chez Public Bath aux États-Unis pressée la même année (forcément, le label avait édité le single précédent). Plusieurs rééditions ont suivi suite à l'engouement des fans avant son retrait du commerce.

Il faut savoir que cet album est sorti quelques temps après le regain d'intérêt pour Morita Douji, qui était jusqu'à lors un peu délaissée par le grand public, grâce à l'utilisation de Bokutachi no Shippai (Our Failure) comme générique de la série Koukou Kyoushi en 93. Un "hasard" qui repoussa d'un an la sortie du single précédent l'album.

En voyant la composition de ce groupe, mon sang n'a fait qu'un tour. Je m'attendais alors à un mélange dramatique, nostalgique, psychédélique et outrancier de quelques belles reprises de Morita Douji. Les premières notes de Chihei-sen (The Horizon) résonnent, un frisson me parcourt, un bruit s'étale sur plusieurs secondes, le disque tourne et retourne. Puis la voix de Mineko Itakura (Angel'in Heavy Syrup) se pose doucement sur la guitare acoustique de Hiroaki Fujiwara (Subvert Blaze). Autre chose était attendue. Mais l'on ne peut galvauder de tels chefs-d'œuvres des années 70 d'un tour de main et un grave respect se ressent au travers du disque. Les roulades psychédéliques attendues ne sont donc pas au programme, mais la déception ne nous atteint pas. Elle glisse, elle se perd. Elle n'a pas le temps d'arriver jusqu'à nous. La beauté fragile et vaporeuse du chant de Mineko transporte, anime, émerveille et emballe le cœur.

La personnalité de Morita Douji se ressent dans chacune de ses compositions, un univers intime, nostalgique, mélancolique. Cette rencontre des genres quelques décennies plus tard avec Jojo et ses délirants arrangements bruitistes est une expérience qui oscille entre deux bords. L'interprétation des morceaux de la chanteuse dans un environnement noise, de par l'apparition de temps à autres de quelques larsens ou bruits en tous genres, remplaçant les samples originaux (qui étaient souvent issus de field recordings). Cela entraîne irrésistiblement la création de diverses images, de sursauts, dans notre esprit. Invitant l'auditeur dans une toute autre dimension, non pas en altérant la composition originale, mais en y incorporant des éléments nouveaux, en remplacement d'autres.

L'ajout du bruit sur les compositions folk acides et l'univers si personnel de la chanteuse rendent l'écoute fantasque, comme s'il s'agissait d'une juxtaposition de deux disques bien différents. Deux univers discordants et complémentaires. Qui s'assimilent au fil des écoutes. Qui nous enveloppent dans un cocon pour mieux nous perdre, pour mieux infiltrer notre âme et nous emplir de vide, de tristesse, de solitude puis nous fracasser par quelques entortillements d'une guitare bruyante et impitoyable. Car Morita Douji n'était pas réputée pour ses compositions guillerettes. Et l'interprétation qu'en font Jojo et sa bande renforce ces sentiments, et nous bat de plus en plus fort.

À noter le travail remarquable effectué au violon et à la guitare par Hiroaki Fujiwara, qui nous régale sur de belles mélodies, accompagné de temps à autre par le piano de Miyu et le clavier de Sugisaku (sur quelques compositions seulement). Aoki Yoru Wa sonne déjà. Morceau où Jojo s'excitera le plus longtemps. Comme pour nous dire que le rêve s'achève, qu'il faut se réveiller, bien venu juste avant Furueteirune et son ouverture tout en douceur, histoire de nous engourdir avant le finale à l'arrière-goût apocalyptique.

La première écoute peut sembler étrange. Mais plus on enchaîne les morceaux, plus on est atteint d'une excitation nauséeuse et confondante. Une interprétation puissante et surtout impressionnante d'une œuvre si peu (ou mal) connue, d'une artiste au vécu, à l'univers neurasthénique et sombre. Un disque facile d'accès, qui nous fait (re)découvrir une artiste talentueuse et par là même, une fine équipe dont la réputation et le goût ne sont plus à faire. Au fil des écoutes, de nouveaux sons peuvent être découverts, des associations formidables se révèlent alors.

Une note ne saurait refléter la "magie" qu'atteint cet album, je ne peux que conseiller de l'écouter et de vous en faire votre propre avis. Même les plus récalcitrants aux vagabondages bruyants peuvent en apprécier le contenu. Un disque à écouter, pour se faire un avis, tout simplement.
Des nouvelles du front 
Monday, August 30, 2010, 01:23 PM
Posted by Administrator
Ah oui, j'avais dit que je mettrais bientôt en ligne le premier chapitre de ma nouvelle... Il est terminé, bien évidemment, mais je dois avouer que quelques points me gênent, j'essaye de mettre le doigt dessus, mais je n'y arrive pas vraiment. Alors toi, lecteur (au singulier, oui, oui), tu vas pouvoir m'aider. Dans la semaine je vais donc publier le premier chapitre, tu vas me donner ton avis, tes corrections, tes réflexions, ton chat, ta belle-mère, etc. C'est tout comme tu veux. Etant un gros Khon, je vais certainement répondre à chacun de tes commentaires, avec amour, tendresse, affection et surtout de grosses bises. Ce n'est pas une nouvelle que je souhaite publier, non, elle sera disponible sur mon "blog", de manière définitive (avec une belle page, pas seulement un billet) et ça s'arrêtera-là. Sauf si tu estimes que c'est vraiment de la merde, en ce cas je la brûlerais et en boufferais la cendre. Bises.
Tentatives d'écriture - Une belle endormie (Poésie) 
Sunday, August 15, 2010, 09:36 PM
Posted by Administrator
Eh oui, je suis en vacances et ça se voit. Je n'ai rien à faire, je m'ennuie quelque peu, du coup j'écris quelques conneries pour passer le temps. En attendant de trouver l'inspiration ou je ne sais quoi d'autre. Bref. J'ai donc écrit quelques âneries durant ces mois d'oisiveté. Non ça ne rime pas toujours, je n'ai suivie aucune règle particulière, si ce n'est celle de mes envies. De la poésie libre et conne, sans intérêt, une plaisanterie en quelque sorte. Voici :

Couchée, sous un silence d'acier
s'apitoie entre chaque coup de rein
en son âme déchirée par la nuit,
déchirée par le cri, de ce phallus géant
s'appropriant sa chair, urinant sur son innocence.

Ne te retourne pas, garde l'oeil fermé,
la bouche close, cesse de respirer.
Garde ta conscience éteinte,
ne pense plus au présent,
cherche ce moment où tout a changé.

Ne respire pas les mots crachés par la brute,
ne respire pas la pourriture de ton être,
ne respire plus tes odeurs intimes,
on vient violer ton âme et ton corps.

Cracher sur ton coeur et mâcher tes entrailles,
chercher au fond de ton sourire cette innocence perdue,
déchirer ton corps endormi, animer ta haine,
te montrer nos horreurs.
Quelques songes en arrière te ramènent à ta réalité.


Prochainement, le premier chapitre de la nouvelle qui va avec. Et je m'excuse de vous avoir fait perdre quelques secondes avec mes imbécilités. Je vous fais la bise pour me faire pardonner.
add comment ( 1 view )   |  permalink
Réflexion 
Wednesday, August 11, 2010, 09:36 AM
Posted by Administrator
Que suis-je ? Un menteur irréligieux ? Un simple plaisantin ? Le mensonge fait partie de ma vie, de la vie de l'Homme. On ne peut s'en débarrasser aisément. On doit vivre avec, l'arranger et l'adorer pour le rendre moins ignoble. Pour se donner bonne conscience. On ne ment pas, on arrange la vérité à son avantage ou à l'avantage d'autrui. La vie n'est qu'un mensonge, une farce. On avance, on recule, on fait un grand bond en avant ou en arrière, sans se soucier des premières conséquences, mais en regrettant, puis en oubliant, en s'efforçant de faire oublier. Mais on ne se débarrasse pas si facilement d'un mensonge, il revient toujours. Un jour ou l'autre. tout le monde a pu en faire l'expérience. Nous sommes unis dans les ténèbres, dans les ombres de nos mensonges et de nos vérités acides.

Je ne sais pas ce qui me prend, mais j'ai envie d'écrire sur n'importe quoi en ce moment. Peut-être pour me mettre à nu, pour essayer de me comprendre moi-même, peut-être pour essayer de comprendre les autres, comprendre leurs comportements. Mais tout cela n'a pas vraiment de sens, je ne sais même pas pourquoi je couche sur papier (le brouillon sur papier et le rendu sur ordinateur) ces absurdes frasques sans cohérences ni objectifs.

Je m'égare. Je m'excuse. J'essaye d'être cohérent et de donner une raison d'être à ce que j'écris, mais je n'y arrive pas. J'écris sans réelle raison, si ce n'est l'envie d'écrire. Que suis-je sinon un être triste et pessimiste. Un menteur invétéré. Un vendeur de poudre de perlimpinpin, de tristesse et d'ennui.

| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | Next> Last>>