meh.
Aki Onda, Alan Licht et Twig Harper - Instants Chavirés, Montreuil (15/05/2009) 
Thursday, June 25, 2009, 02:30 PM
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Que pleuve l'apocalypse ce soir à Montreuil. Twig Harper, Aki Onda et Alan Licht sont là pour faire trembler les murs des Instants Chavirés en ce vendredi 15 mai. L'Américain Twig Harper est le premier à passer, le bonhomme ressemble comme deux gouttes d'eau à un gentil clodo arpentant les rues new-yorkaises. À la place des rues, lui, ce sont les sons qu'il explore. Scientifique fou créant des mélanges hautement toxiques, il nous livre un maelström de sons à l'aide de ses divers instruments. On peut facilement penser à du Costes et ses habillages sonores dégénérés (la merde en moins), ses centaines de sons qui se déchirent comme des copeaux de bois balancés enflammés sur une foule, hurlante et agonisante, ils rebondissent et se mêlent pour créer un profond bruit détruisant chaque parcelle de bon sens présent dans la salle. Le bruit généré par le monsieur est tout ce qu'il y a de plus contrôlé, même si l'on peut penser tout à fait le contraire en le voyant triturer ses différentes manettes en tout sens. Les crépitements se font alors plus brusques, plus violents, les bruits venus du fond de sa gorge nous font l'effet de milliers de poignards pointés dans notre direction, prêts à nous asservir et à nous ronger de leurs lames acides.

Son set ne durera malheureusement que peu de temps, à peine une demi heure plus tard, il nous annoncera la fin de son unique morceau. Mais comme le temps le lui permet, s'engage alors un second morceau. Entre expérimentations assourdissantes et improvisations libres et folles, le jeu de Twig Harper est acide, limpide, ne cherchant en rien la perfection du son, il nous livre des sonorités brutes, sales, à l'aide se ses différents outils disposés sur la table. La plupart étant des instruments fabriqués de toutes pièces, telle que sa guitare artisanale à trois cordes, qui sonne plus comme un violon qu'autre chose et qui lui servira à différentes occasions chaque fois avec des fonctions différentes, créant un épais mur de bruits lourds et graves ou alors au contraire pour siffler comme un violon désaccordé et grinçant. Bluffant.

Après une petite dizaine de minutes de préparation, place aux deux maîtres de la soirée, Alan Licht et Aki Onda. Ce soir, il ne sera pas question d'une quelconque projection de clichés de la part de notre nippon préféré, comme lors de sa dernière représentation parisienne en compagnie de Noël Akchoté et Jean-François Pauvros. Ce soir, il prendra lui aussi les armes et s'agitera aux côtés de son complice américain. Leur set, qui ne durera malheureusement qu'une petite heure, peut être découpé en cinq actes, cinq morceaux, qui peuvent faire penser à leur album Everydays.

Acte 1
Le chaos, la fureur s'amplifie à mesure que les secondes s'écoulent, Alan Licht gratte ses cordes tandis qu'Aki Onda se balance et joue avec son baladeur et ses cassettes, le son tourne en boucle et nous éventre en douceur, créant ainsi une atmosphère mouvementée. Chaque particule, comme en suspension dans l'air, nous envahit pour mieux nous absorber ensuite. La tension monte, les sonorités se font violentes, nous agressent, nous entraînent à les suivre dans leur indescriptible destruction.

Acte 2
Le chaos laisse place à la désolation, le jeu d'Alan Licht se fait plus léger et dépressif, la musique devient atmosphérique, lourde et pesante. Les cordes hurlent, comme voulant être libérées du mal qui les ont engendrées. Les rythmes n'existent plus, tout est en apparence calme, Aki Onda trifouille ses manettes tandis que son compère tâtonne sa dizaine de pédales d'effets posés devant lui, pour essayer d'obtenir un son toujours plus malade et assourdissant. Le décor se plante peu à peu et on a devant nous une scène d'apocalypse, de renouveau apocalyptique que nous présentent les deux artistes. C'est un décor calciné qui se précise à mesure que le temps s'écoule, toujours plus interminable. Des arbres que la vie a quitté laissent siffler le vent entre leurs branches dépourvues de feuillage. On se relève avec difficulté et on scrute avec attention chaque signe d'une éventuelle présence vivante dans cette scène.

Acte 3
La vie tente de reprendre peu à peu le dessus sur la désolation ambiante, une vie à jamais marquée par les évènements passés, une vie synthétique, sans âme. Traduite sur scène par un jeu toujours plus minimaliste, lancinant. Un dur retour à la "réalité", altérée par la destruction de chaque particule vivante, une réalité où règne des êtres de métal, hiératiques, tout en gris, on sent le duo très inspiré par la littérature fantastique du début du vingtième siècle, recréant ainsi une atmosphère tendue et virulente. Alan Licht joue avec sa guitare, se sert d'une pince, d'un tournevis et tapote sur ses cordes avec pour en sortir des sons grinçants et secs. La vision cauchemardesque se transforme alors, tout bascule en quelques secondes, la réalité nous bouscule dans tous les sens, ces êtres jusqu'alors muets se mettent à nous piéter et à nous arracher à notre enveloppe corporelle.

Acte 4
La chute. Le cauchemar, l'horreur reprend le dessus, tout s'enchaîne à une vitesse fulgurante, la transition est brutale, mais courte, le monde se détruit, implose. Le duo se décompose, chacun de son côté, nous balance des décharges électriques, tristes, Alan Licht joue avec son tournevis sur sa guitare, avec fureur il l'agite pour créer une sombre vague apocalyptique et destructrice. Les vagues sonores se succèdent une à une et viennent nous fracasser le crâne dans un ouragan meurtrier, le silence s'installe à nouveau dans la salle, le cauchemar s'achève et on a bien du mal à réaliser ce qu'il s'est produit en un éclair.

Acte 5
Les sonorités se font plus métalliques, plus synthétiques, la vie s'éveille, l'apocalypse s'amorce à nouveau, cette fois-ci contrôlée et libératrice, destruction et redéfinition de notre espace sonore. Le calme prend peu à peu le pas sur le chaos ambiant, les sons se taisent et nous déglutissent. Les deux compères lâchent leurs instruments, l'apocalypse est terminée, on les regarde les yeux encore pétillants. Plus qu'un spectacle à écouter, c'est un concert à voir et à vivre auquel nous avons assisté ce soir. Les applaudissements n'en finissent plus, la salle tremble, à juste titre.

Rideau.
Réflexions. 
Thursday, April 2, 2009, 10:35 PM
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- Message qui aurait dû être publié en février, juste après le concert de NESSERIA, mais je n'avais pas vraiment trouvé le bon moment pour le faire -

Hier j'ai assisté à un excellent concert. Vous vous en foutez peut-être, mais tant pis. On devait être une bonne vingtaine (en comptant les membres des trois groupes) et j'ai passé une excellente soirée à prendre des photos des différents groupes présents à la soirée. Bien évidemment, comme leurs styles s'y prêtent bien, j'ai bougé ma tête un peu dans tous les sens et j'ai vraiment pris mon pied. Cyberne, mu-neujohn (venus du Japon) et Nesseria sont trois groupes vraiment excellents, je pensais que, étant donné que c'est leur seul concert parisien, il allait y avoir pas mal de monde, mais non. On était vraiment peu nombreux. Ok, la salle était paumée et toute petite et alors ? Nesseria est un groupe français qui vaut vraiment le coup et l'initiative de faire venir en France Cyberne et mu-neujohn est plus que louable, j'oserai même dire que c'est quasiment une première en France. Il y a bien peu de groupes de métal nippons qui passent par chez nous (il y en a eu, oui, je ne dis pas le contraire) enfin bref. Où sont les métalleux ? Où sont les fans de musique japonaise ? Sortez donc de chez vous ! Le concert était à 5 euros. Et franchement, 5 euros pour voir trois groupes aussi bon. C'est vraiment donné.

Pourquoi y a-t-il si peu de promotions pour les "bons" groupes venus du Japon ou d'autres pays d'Asie même, je n'ai pas vraiment entendu parler de la venue de Xiao He, une poignée de sites en parlent, alors qu'il fait une grosse tournée en Europe avec VIALKA et L'Ocelle Mare. Les gens qui détiennent l'information veulent les garder pour eux ? Ne rien partager ? Ils ne veulent pas qu'une bande de sauvages débarquent aux concerts de leurs groupes chéris ? Il faut partager l'information, essayer de justement faire connaître le groupe/la personne, l'artiste ne veut pas qu'il n'y ait que 3 badauds à ses concerts, au contraire. Enfin ce n'est pas question que de ça, bien évidemment. Prenons les médias, il est bien rare qu'ils vont parler de petits concerts sympatoches en banlieue (pour les médias parisiens), les radios, n'en parlons même pas. Une playlist de 15 morceaux tourne en boucle pendant une semaine avec deux-trois morceaux en plus de temps en temps et c'est bon ! La télévision, je ne dirais rien, c'est tellement bien, c'est le médium le plus intelligent que je connaisse.

Mon dieu.
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À la recherche du bonheur... 
Thursday, January 15, 2009, 12:05 PM
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... Ou pas. Ce n'est qu'un titre bien zûr, je ne suis actuellement pas à la recherche du bonheur, je l'ai déjà trouvé, en la personne de ma petite indienne personnelle.

Je suis actuellement à la recherche d'un batteur et d'un guitare pour faire des morceaux grindcore/experimental/noise. Avis à toutes les personnes intéressées par l'un de ces genres (ou les trois...). Je vous attends avec impatience ! Il faut que vous puissiez faire des enregistrements de vos oeuvres et que vous sachiez improviser, c'est la seule chose demandée.

Si vous êtes sur Paris c'est encore mieux, on peut se voir pour discuter du projet, échanger nos avis et pourquoi pas, faire des petites répèts décontractées très (ou très peu au choix) alcoolisées. Que vous ayez de l'expérience ou non n'est pas très important, le tout c'est que vous soyez prêts à vous mouiller et à faire quelque chose de peu banale. Il faut juste savoir blaster sur commande et bien sûr, pour la guitare, connaître quelques accords de Black Sabbath (rires).

Enfin bref, si vous êtes intéressés ou si vous voulez plus de précisions, n'hésitez pas à m'envoyer un message, je vous expliquerais plus en profondeur mon idée. C'est tout con, ça ne demande aucune préparation, le projet ne vous rapportera pas un sou et vous risquez de participer de votre poche (pour payer les répèts.). J'ai une grosse idée derrière la tête. Avis à tous les fans de Fantômas (surtout en fait), Anal Cunt, Anal Blast, Last Days of Humanity... Je suis en train de bosser sur des petites maquettes, mais ça sonne trop synthétique, je voudrais un son vraiment authentique et crade.

Pour ce projet, je serai accompagné du groupe (enfin groupe, façon de parler) Jacquelin Edwin's Rabbits Riots In Every Loos qui s'occupera de la basse (j'espère !) et des bruits dérangeants. Pour ma part, je m'occuperai de la partie "noise" et chant. Cette recherche rentre dans notre projet (pour le moment ce n'est qu'au stade de projet, il faut qu'on réfléchisse vraiment à l'orientation que nous allons prendre) Social Alienation, nous sommes toujours à la recherche de membres pour former des groupes ou tout simplement faire parler d'une musique un peu décalée et "hors norme" si je puis m'exprimer ainsi.

D'ailleurs, je vous copie le texte de l'ami Jerriel pour présenter ce collectif :

Social Alienation c'est pour le moment rien de plus qu'un nom qui a pour ambition de se faire collectif d'artistes et de musiciens indépendants, travaillant ensemble ou échangeant des enregistrements.

Pour le moment il ne compte que deux projets, le mien, Jacquelin Edwin's Rabbits Riots In Every Loos (www.myspace.com/jacquelinedwins) et celui de Shadow-X, Anal Destroyer (www.myspace.com/analxdestroyer), tous deux créés il y a moins de deux mois. Notre première expérience de création musicale.

Aucun de nous deux ne sait jouer d'un instrument, on tâtonne juste sur logiciels de programmation et avec les objets qui nous entourent. Même nos moyens de composition et d'enregistrement laissent plus qu'à désirer, mais on est vraiment désireux de créer avant tout, quels que soient les moyens mis en oeuvre.

Nous cherchons en fait des musiciens, quelque soit l'instrument qu'ils jouent (guitare, basse, trompette, flûte, violon, turntable, biniou, casseroles..., absolument tout est accepté) ou leur niveau de technicité, pour dans un premier temps qu'ils nous envoient des sessions improvisées enregistrées, que l'on mixerait à nos compositions. Les personnes vraiment intéressées dans le projet pourraient faire partie intégrante du collectif Social Alienation et pourraient enregistrer leurs propres albums solo ou collectivement (que ce soit à distance ou via des rencontres) qui seraient présentés par téléchargement sur notre plate-forme. Etant donné la naissance toute récente de Jacquelin Edwin's Rabbits Riots In Every Loos et de Anal Destroyer, et de nos très faibles capacités, les personnes pour qui créer est bien plus important que le niveau technique mais qui n'ont jamais osé franchir le pas sont avant tout les bienvenues. Nous pourrions ainsi apprendre ensemble et se motiver les uns les autres. Les types de musiques visés sont plutôt larges : ambient, noise, electro, sludge, blues, jazz, folk, ethnique, hip-hop, enfin tout est bon à explorer, du moment que ça reste plutôt "dérivant", ou improvisé. Dans tous les cas non mainstream (et non, désolé mais pas de visual non plus). Mentionner des noms d'artistes dont la musique nous inspire serait un peu superflu, mais bon on est sur un forum de musique japonaise alors autant y aller. Ce serait donc Yoshihide Otomo, Ground Zero, Merzbow, Hijokaidan, Corrupted, Boris, Akira Yamaoka, Chu Ishikawa, Happy Family, Keiji Haino... pour en citer quelques-uns.

Nous désirons également inclure au projet des musiciens de toute nationalité (en premier lieu le Japon), et pouvoir faire des échanges d'enregistrement avec eux, que chacun mixe ce que les autres ont créé comme il l'entend pour l'inclure à ses propres compositions.

Le projet ira bien plus loin et nous envisageons également l'édition d'articles sur la musique (théorie, histoire et sociologie), le cinéma, l'architecture, les cultures populaires, alternatives et underground, l'art en général, avec également des textes traduits du japonais. Si ça intéresse, nous cherchons donc également des rédacteurs, ou bien encore des photographes, dessinateurs, graphistes, programmeurs, etc...

Pour finir, nous n'avons pas non plus de quoi faire notre site Internet (décidément quand on est pas techniques...), donc on est preneurs!

Voilà c'était un peu long. Vous pouvez maintenant balancer tout ce que vous voulez, dont les cailloux et les critiques sur nos morceaux disponibles sur Myspace.


Vous ne pouvez absolument pas refuser après avoir lu ça.
Anal Destroyer 
Thursday, November 27, 2008, 09:12 PM
Posted by Administrator
Grâce à une personne que j'apprécie énormément, j'ai eu le courage de monter mon propre projet musical. Je ne le remercierai jamais assez pour m'avoir donné tant d'énergie pour mener à bien ce projet. Même si pour certains, cette "musique" peut paraître ennuyante, bruyante et inutile, je m'en moque. Je ne fais que ce qui me plaît, ce qui me correspond vraiment, bien loin de toute musique mainstream que l'on a l'habitude d'entendre à tire larigot.

Mesdames et messieurs, je vous présente Anal Destroyer !
http://www.myspace.com/analxdestroyer

Et un peu de pub pour celui qui m'a tant apporté :
http://www.myspace.com/jacquelinedwins

Merci.
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La marche.  
Monday, November 24, 2008, 10:12 PM
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Aujourd'hui j'ai marché. Pas bien longtemps, une petite heure à peine le temps de rejoindre mon appartement dans le quinzième arrondissement de Paris en partant de Cité Universitaire. Moi qui suis né à la campagne et qui ai grandi en banlieue, j'ai du mal à retrouver mes traces dans cette ville. Je la déteste je crois. Non. Je déteste les gens qui y habitent plutôt, leur mentalité, leurs constructions, leur humour navrant, leur "élitisme". Que l'on ne s'y trompe pas, si je suis à Paris, ce n'est pas parce que j'ai de quoi payer un loyer, mais plutôt que je profite d'une situation donnée. J'ai fait une grossière erreur en venant ici. Et ce malaise s'est vraiment amplifié aujourd'hui, lors de cette marche. Je ne sais plus ce qui me passait par la tête, alors que je devais prendre le tramway, j'ai tourné et j'ai continué à marcher, sans réfléchir vraiment pourquoi utiliser mes jambes plutôt que ce moyen bien plus confortable et rapide. Maintenant je le sais, je voulais réfléchir. Réfléchir à pourquoi je détestais vraiment cette ville ou tout simplement pour voir si je ne pouvais vivre avec et l'accepter. Maintenant je pense que c'est vraiment impossible.

Voyant défiler ce paysage désolant sous mes yeux, je me rends compte que je ne suis vraiment pas à ma place ici, ces immeubles ridiculement gros avec une architecture vieillotte qui ne colle vraiment pas avec ce que représente cette ville. Des logements sociaux à perte de vue, des agences immobilières apparaissent alors à moi, je ne fais que jeter un oeil aux prix des différents appartements disponibles à Paris. 750 000 € un 50 m² dans le quinzième arrondissement. Les chiffres parlent d'eux-même. Je ne suis vraiment pas fait pour cette vie. Simplement parce que je ne veux pas me ruiner, je ne veux pas gâcher ma vie dans un appartement horriblement cher, dans un immeuble immonde. J'ai besoin d'espace, de me sentir en confiance dans l'environnement dans lequel je vis. À Paris je n'ai pas confiance, tous ces yeux braqués sur vous dès que vous vous asseyez dans le métro, ce sentiment d'être constamment jugé sur tous les plans.

J'ai besoin d'espace, de m'évader, de prendre mon temps pour faire les choses que j'aime ou que j'aimerai bien faire. C'est pour ces raisons et bien plus encore, que je décide de quitter cette immonde ville pour la province. Je ne sais pas encore où aller, plusieurs noms me viennent à l'esprit, j'irais y faire un tour à l'occasion et j'y vivrai tranquillement avec la femme que j'aime et avec qui je me sens si bien.
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